198 shaares
Les indicateurs s’accumulent, les comparaisons internationales se multiplient, et le récit dominant est désormais bien installé : le niveau baisse, inexorablement, et la France ferait moins bien que ses voisins. Pourtant, dans les classes où j’enseigne, une observation revient avec une régularité troublante : des élèves non francophones, parfois arrivés récemment sur le territoire, souvent très précarisés, présentent fréquemment un meilleur niveau en mathématiques que des élèves ayant suivi l’intégralité du parcours scolaire français.