Ce texte est le manifeste fondateur de « Hiatus », une coalition composée d’une diversité d’organisations de la société civile française qui entendent résister au déploiement massif et généralisé de l’intelligence artificielle (IA). Le lancement de Hiatus vise à dénoncer l’inféodation des politiques publiques aux intérêts de la tech, ainsi que les coûts humains et environnementaux de l’IA. Au cours des mois à venir, des actions communes seront organisées pour décliner ce manifeste fondateur sur le plan politique.
Nous, membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et de l’éducation nationale (EN), déclarons adopter une posture d’objection de conscience face au déploiement des technologies d’IA générative[1] (IAg) dans nos institutions.
Sous la pression d'une bonne partie de ses utilisateurs, Mozilla Firefox a décidé de mettre en place un « kill switch », capable de désactiver en un seul clic toutes les fonctionnalités d’intelligence artificielle intégrée dans son navigateur. L'arrivée officielle de l'option est imminente. Mozilla met en place
Bandcamp a interdit la musique générée en grande partie par l'IA afin de défendre l'art humain et l'authenticité, alors que les inquiétudes grandissent quant à l'envahissement des plateformes telles que Spotify par l'IA. Cette politique, saluée par de nombreux artistes indépendants, aborde les questions éthiques, juridiques et économiques tout en autorisant une utilisation mineure de l'IA. Elle positionne Bandcamp comme un refuge pour les créateurs authentiques.
Le plus grand data center de France sera construit sur un site de 40 hectares de terres agricoles, une surface qui correspond à plus de 50 terrains de foot. Elles accueillent aujourd’hui principalement de la monoculture de maïs ainsi qu’un agriculteur en exploitation bio.
Synopsis : Les US ont coupé toute connexion à leurs services pour toute l'Europe
Qu'est ce qui se passe ? Quel plan de continuité basé sur des solutions open source ? Logiciel libre !
Objectifs : réaliser un livre blanc de sensibilisation en mode collaboratif.
Les nouvelles technologies peuvent-elles être compatibles avec un monde progressiste ? Emplois remplacés par des robots ou des algorithmes, « caractère radicalement écocidaire » et « dégâts sociaux liés à leur production » : Socialter part du constat que « la gauche semble plus que jamais coincée dans une ambivalence confuse vis-à-vis de l’idéologie du progrès technique », quand elle ne rejette pas totalement « le paradigme technicien ».
À Béziers, trois lycéennes ont lancé une pétition contre l’usage de l’intelligence artificielle par la mairie dans sa communication. Elles expliquent pourquoi cette pratique les gêne et comment elles défendent la création humaine.
Le projet d’implantation d’un centre de données Microsoft à Petit-Landau, en Alsace, suscite une vague de scepticisme et d’inquiétude parmi les citoyens, les associations environnementales et une partie des élus locaux. Derrière les promesses de modernité, d’emplois et de souveraineté numérique, le sens même de ce projet interroge, tant sur sa pertinence que sur ses conséquences écologiques et sociales.
La France se rêve en Eldorado de l’intelligence artificielle, mais les centres de données qu’elle attire ont un impact important. Un collectif marseillais publie la carte inédite de ces projets XXL et des oppositions locales.
Ces dernières semaines de nombreuses sections de la Confédération Paysanne se sont alliées avec le syndicat d’extrême droite la Coordination Rurale. Le silence qui entoure cette collaboration est inquiétant.
Chaque premier dimanche du mois, les citoyens et organisations sont invités à franchir une étape concrète pour se détacher progressivement des écosystèmes dominants.
Après les témoignages sur les effets de l’IA sur la traduction, il est grand temps de riposter ! Depuis juin 2025, le collectif En chair et en os a publié de nombreux témoignages de traductrices et traducteurs qui relatent les effets délétères de l’imposition de l’IA générative dans leur vie professionnelle. Après celui d’une travailleuse du...
Face au déploiement massif de l’IA générative (IAg), des scientifiques appellent à manifester une « objection de conscience »
Autour de moi, beaucoup de gens semblent partis pour « faire avec » l’intelligence artificielle, sur une échelle qui va de l’enthousiasme sans réserve à la méfiance profonde. Mais comme je le signalais récemment dans ma veille, l’IA a aussi ses objecteurs de conscience, du moins dans l’enseignement supérieur et l’éducation. Ceux-là n’entendent pas du tout « faire avec ». Il ne s’agit plus seulement d’affirmer qu’on n’utilise pas ChatGPT, comme l’avait fait Florence Maraninchi en procédant à un nécessaire « rééquilibrage du discours ». L’injonction est tellement forte qu’il était inévitable que certains mettent l’objection sur la table.
Le pêcheur italien Paolo Fanciulli a fait larguer 800 blocs de béton pour empêcher les chaluts de racler les fonds marins.