On a une culture d’agressivité au volant qui est à questionner, bien plus que le port du casque des cyclistes ou le fait que les piétons traversent au rouge.
Suite à la mort d’un homme en trottinette percuté par un automobiliste, la mairie d’Aurillac impose désormais le casque à vélo et en trottinette sur l’ensemble de la commune. Une mesure présentée comme "évidente pour sauver des vies". Derrière cette obligation se cache un vieux réflexe bien français : traiter les conséquences plutôt que les causes. Le casque rendra-t-il les rues d’Aurillac plus sûres ? Spoiler : non.
Mais une question reste soigneusement évitée : qu’est-ce qui provoque ces traumatismes ? Ici, un choc avec un automobiliste au volant de sa voiture. Autrement dit, un véhicule lourd, rapide, motorisé, circulant dans un espace partagé avec des usagers infiniment plus vulnérables. Imposer le casque ne changera rien à ce déséquilibre fondamental.